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Bonne lecture...

L'Ankou dans UN JOUR TU VERRAS

17/06/2020

L'Ankou dans UN JOUR TU VERRAS

Les mythes et légendes de Bretagne tiennent une place importante dans UN JOUR TU VERRAS. Et tout particulièrement l'Ankou, le "passeur des âmes".

 

L’Ankou semble être un héritage de la mythologie celtique, et plus précisément du Dieu-Père dont la fonction est la perpétuation des cycles vitaux, comme la naissance et la mort, les saisons, le jour et la nuit.

Il ne représente pas la Mort elle-même, mais son serviteur. Son rôle est de collecter dans sa charrette (karrigell an Ankoù) les âmes des défunts récents. C’est un « passeur d’âmes ».

Lorsqu’un vivant entend le bruit grinçant de la charrette (wig ha wag !) c’est qu’il ne va pas tarder à passer de vie à trépas.

 

On dépeint l’Ankou, tantôt comme un homme très grand et très maigre, les cheveux longs et blancs, la figure ombragée d’un large feutre, tantôt sous la forme d’un squelette drapé d’un linceul, et dont la tête vire sans cesse sur sa colonne vertébrale, telle une girouette autour de sa tige de fer, afin qu’il puisse embrasser d’un seul coup d’œil toute la région qu’il a mission de parcourir.

Il tient à la main une faux. Celle-ci diffère des faux ordinaires car son tranchant est tourné vers l’extérieur. Aussi l’Ankou ne la ramène-t-il pas à lui quand il fauche ; contrairement à ce que font les faucheurs de foin et les moissonneurs de blé, il la lance en avant.

Dans certaines légendes, l’Ankou tue sans faucher réellement. Le simple fait de l’approcher, de l’entendre passer ou à plus forte raison d’échanger des paroles avec lui, suffisent à causer la mort.

C’est le triste sort de Fanch ar Floc’h, ce talentueux forgeron qui, absorbé par son ouvrage, travailla le soir de Noël jusqu’après l’heure sainte de minuit. L’Ankou lui rendit alors visite pour faire réparer sa faux. L’homme accomplit sa tâche sans se douter de l’identité de son hôte et mourut à l’aurore.

 

On dit que pour chaque paroisse, le dernier mort de l’année devient l’Ankou de l’année suivante.

Le jour, il est également présent à travers les sculptures à son effigie qui ornent les ossuaires, rappelant toujours aux hommes la fin à laquelle ils ne peuvent se soustraire. Et ces mots gravés sur la pierre de nous mettre en garde : « La Mort, le Jugement, l’Enfer froid : quand l’Homme y pense, il doit trembler. »

 

Par extension, L’ANKOU DE RENNES est le club français de football américain de la capitale bretonne.

 

 

(Propos recueillis principalement sur le site Hellystar)

(Illustration : L'Ankou, the workman of Death2 / krukof2)

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